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Les Nations Unies au Mali |
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Mali, le pays |
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Située au cœur de l'Afrique de l'Ouest, sans accès à la mer, la République du Mali, s'étend sur 1.241.238 km2. Sa capitale est Bamako. Le pays compte une population de 11 millions d’habitants, soit une densité d'environ 9 habitants/km2. La structure de la population par sexe indique un sexe-ratio femme de 50,5%. Cette population est inégalement répartie sur le plan géographique. . 73% de la population vivent en milieu rural, contre 27% en milieu urbain. (Source : Perspectives de la population, Mali, 1987-2022, DNSI, nov.01) Le Mali est un carrefour de civilisations avec ses nombreux groupes ethniques et linguistiques constituant chacun une source de richesses culturelles. Malgré cette diversité, la conscience malienne, issue de l’histoire millénaire du pays est réelle et profonde au-delà des frontières et tous les Maliens vivent dans un mixage total conformément aux exigences de la coutume et de la tradition du terroir. L’organisation de la société malienne est faite dans une grande harmonie entre les classes sociales structurées où les rôles et les tâches sont assez bien répartis. Les conflits sociaux, inévitables dans toutes les sociétés du monde, sont toujours solutionnés selon les principes traditionnels. La ``Sanankouya`` (parenté à plaisanterie ou cousinage) existe entre les individus, les familles, les villages et les divers groupes ou sous-groupes ethniques. A travers les liens « sacrés » de ce cousinage cathartique, tous les conflits sociaux, voire même politiques, sont presque toujours maîtrisés. Pays
laïc de par sa Constitution, le Mali est caractérisé par la
coexistence pacifique des religions monothéistes et des cultures
traditionnelles. Les religions pratiquées sont l’islam, le
christianisme et l’animisme. La langue officielle est le français. Trois
zones bioclimatiques dominent sur le plan géographique. Dans la zone subdésertique, dite sahélienne au Centre (régions de Kayes, Ségou, Koulikoro et Mopti), qui couvre une superficie d'environ 200,000 km2, les pluies sont variables, avec une longue saison sèche et un hivernage de trois à quatre mois. La végétation clairsemée d'épineux y est le domaine d'activités pastorales. La zone soudanienne et soudano-guinéenne, située au Sud (District de Bamako et région de Sikasso), reçoit des pluies plus importantes (entre 600 et 1.300 mm par an). Cette zone est dominée par la savane et les forêts claires. Avec
près de 2.200.000 ha de terres aptes à l’irrigation, dont plus de
1.800.000 ha dans la seule vallée du fleuve Niger, le Mali peut être
considéré comme le grenier potentiel de l’Afrique de l’Ouest. |
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Environnement politique La
décennie qui a suivi le changement de régime intervenu en mars 1991 a
consacré l’ouverture politique et le processus de démocratisation
de la vie publique qui ont consolidé l’Etat de droit. La situation
politique s’est caractérisée par des changements de fonds
importants. Au
niveau gouvernemental En juin 2002, Amadou Toumani Touré a succédé à Alpha Omar Konaré, devenant ainsi le deuxième Président de la troisième République. De 1992 à 2002, on assiste à une consolidation progressive de l’Etat de droit qui repose sur les acquis suivants:
· L’instauration du multipartisme avec plus de 80 partis politiques · L'émergence d'une société civile et la liberté de la presse (le Mali compte aujourd'hui plus de 4,000 associations et ONG). Au niveau des médias, il existe plus de 70 radios libres et plusieurs journaux indépendants · L’existence de plusieurs programmes de développement du secteur public (justice, santé, réformes économiques, éducation, développement rural, etc.); · L'institution d'un Médiateur de la République; · Les débats et interpellations des autorités au sein de l'Espace d'Interpellation Démocratique; · La consolidation de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire avec la signature du Pacte de Solidarité pour la croissance et le développement; · L’amélioration du dialogue politique par la tenue du Forum Politique en 2001; couronnée par l’adoption du Pacte Républicain de bonne conduite électorale et celle du Forum des Partis politiques sur l’école (juin 2001); · La séparation du pouvoir et l’accès à la justice par la création de nouveaux tribunaux à l’intérieur du pays pour une meilleure couverture territoriale en particulier en vue de faciliter l’accès aux justiciables. Des efforts de requalification du personnel judiciaire et d’amélioration des conditions d’exercice se poursuivent à travers l’exécution du Programme Décennal de Développement de la Justice (PRODEJ).
Processus
électoral
Presse
et Communication D’autres
canaux de communication existent (jeux de marionnettes, kotèba, théâtre,
etc.) et se fondent sur un patrimoine artistique et culturel très
diversifié. Des changements interviennent dans ce domaine au bénéfice
d’un pluralisme de l’information et de l’éveil des consciences. Justice
et lutte contre la corruption Ainsi, un organe consultatif sous forme de Commission Ad Hoc chargée de l’Etude des Rapports de Contrôle de l’Administration a été créé en octobre 1999 avec pour mission d’assister le Président de la République dans l’étude et la suite à réserver aux Rapports de Contrôle produits par le Contrôle Général d’Etat et les Inspections des Départements Ministériels. A la date d’aujourd’hui, elle a étudié plus de 600 rapports dont plus de 10 % ont été transmis aux autorités judiciaires. Les rapports transmis à la Justice sont ceux dont l’analyse a révélé des faits ou constatations pouvant donner lieu à une procédure judiciaire. Les résultats des travaux conduits par cette Commission ont contribué à rehausser le crédit de l’Etat auprès des populations. Pour consolider cet acquis, la Commission est devenue depuis novembre 2000 un organe permanent, la Cellule d’Appui aux Structures de Contrôle de l’Administration. (Source : CSLP) A la demande du Président Konaré, la Banque Mondiale a lancé, en mars 1999 une enquête sur la corruption, et est revenue mi-2001 afin d’évaluer les réformes réalisées depuis lors. Le Rapport Anti-Corruption qui en a résulté, publié le 4 avril 2002, centre ses recommandations autour de trois points: la limitation des occasions de corruption, l’application des sanctions nécessaires, et une plus grande transparence dans le fonctionnement du gouvernement. Le 7 août 2002, le Président Amadou Toumani Touré a créé un Comité ad hoc composé de trente membres, afin d’étudier les recommandations du Rapport Anti-Corruption. Face
à l’ampleur incessante de la corruption, le Gouvernement a inscrit
lors de sa session du 25 juin 2002, la mise en œuvre de mesures
vigoureuses des règles et procédures en matière de marchés publics ;
le respect de la transparence dans le fonctionnement des services ;
la mise en application des dispositions du nouveau code pénal et du
code de procédure pénale, et la mise en place des pools économiques
et financiers. Il n’en reste pas moins que la faiblesse des systèmes
de responsabilités et de sanctions restent encore un défi majeur dans
la lutte contre la corruption. Décentralisation La décentralisation territoriale est devenue effective avec la création récente et l'installation de 703 Communes sur l'ensemble du territoire, 49 Conseils de cercle, 8 Assemblées régionales, une Assemblée du District, une Association des municipalités, et des instruments d'appui de la mise en œuvre de cette politique, notamment l'Agence Nationale d'Investissement des Collectives Territoriales (ANICT) ainsi que les autres Conseils Communaux. (Source : CSLP) Les nouvelles responsabilités locales et régionales s’assument de plus en plus. Certes des contraintes existent, mais dans la grande majorité des cas, l’exercice du pouvoir s’amplifie. La maîtrise d’ouvrage progresse avec la mise à disposition des bâtiments, équipements et personnel d’appui. C’est un long processus d’autonomisation politico-administrative qui commence ; les enjeux sont aujourd’hui plus largement partagés, par les populations et les dirigeants politiques. Le pari de la décentralisation, l’immensité du chantier, les écueils existants ont au contraire encouragé l’Etat Malien et les Agences de coopération à s’engager davantage. En
dépit des acquis, il est nécessaire de consolider le processus en
cours afin qu’il puisse avoir une incidence directe sur le vécu
quotidien des populations et maintenir l’enthousiasme de celles-ci. A
cet effet, le Gouvernement a adopté un Plan d’action pour la
consolidation de la décentralisation afin d’accélérer le transfert
des ressources et des compétences, coordonner et harmoniser les appuis
existants en la matière, renforcer les capacités des collectivités de
base dans la mobilisation de ressources et le développement du
partenariat tout en les appuyant dans la confection d’outils de
gestion et de développement local. Le Mali, qui dans le passé, a assuré la Présidence de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) ainsi que celle de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) (au cours des trois dernières années), a de ce fait joué un rôle d’avant-garde sur la scène politique et économique ouest africaine. Cette position a été renforcée par l’importante implication du Mali dans les initiatives régionales de maintien de la paix et de contrôle de la prolifération des armes légères, notamment le moratoire ouest africain sur la fabrication, l’utilisation et la prolifération d’armes légères dont il est l’instigateur. |
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Education
et crise scolaire · Ceux de l’enseignement préscolaire et spécial sont passés de 10.000 enfants (âge de 3-7ans) à 24.140 ; et ceux des maîtres de 350 à 1.050 respectivement de 1991/92 à 2000/2001 ; · Ceux de l’enseignement fondamental, de 510.000 enfants (1992/93) à 1.385.000 enfants (2001) et le nombre d’enseignants passant de 12,000 à 18.300 ; · Ceux de l’enseignement secondaire, technique et spécialisé compteraient 23.630 (1992/93) et 86,158 (2000) (Source : Annuaire statistique du Mali, 2000, DNSI) Sur les 11.700 villages que compte le Mali, 7.640 n’ont aucune structure scolaire et 3.619 sont dans le besoin absolu d’une école. Depuis une décennie, le système éducatif malien traverse une crise que certains protagonistes de l’éducation expliquent notamment par la très grande politisation des acteurs. En conséquence, on constate une baisse inquiétante du niveau général des connaissances et des compétences dans l’ensemble de la classe d’âge concernée. Le
Gouvernement s’est doté d’un Programme Décennal de l’Éducation
(PRODEC) très complet et cohérent recevant l’appui de l’ensemble
des bailleurs de fonds. Le PRODEC comporte trois composantes : i)
L’amélioration de la qualité de l’enseignement et des
apprentissages en centrant le système éducatif sur les besoins éducatifs
fondamentaux des apprenants et sur la qualité de l’éducation ;
ii) L’amélioration de l’accès et de la scolarisation dans le but
d’accroître le taux de couverture ; iii) Le renforcement des
capacités du système éducatif pour la décentralisation et le suivi
des politiques afin de moderniser la gestion du secteur de l’éducation.
(Source : Rapport Partenariat Mali: Banque Mondiale, 2001) Santé
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Développement économique Toutes les politiques économiques récemment mises en œuvre au Mali ont globalement visé la lutte contre la pauvreté et les réformes opérées ont été focalisées sur la décentralisation et la libéralisation de l’économie destinée à favoriser l’épanouissement de l’initiative privée. Au
point de vue des performances, le Mali connaît depuis la dévaluation
du franc CFA en 1994 une croissance annuelle moyenne d’environ 4,8%.
L’inflation – mesurée par l’indice harmonisé des prix à la
consommation – est de plus en plus maîtrisée avec une moyenne
d’environ 2% ; le niveau le plus élevé depuis 1996 a été
observé en 2001 (5,2%), en raison de la mauvaise saison agricole
2000/2001. Dynamique du PIB et des prix
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En matière de finances publiques le pays respecte la plupart des critères de convergence budgétaire au niveau de l’UEMOA.
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Malgré ces performances, l’économie malienne reste fragile compte tenu de certaines de ses caractéristiques : (i) la dépendance des produits primaires soumis aux aléas climatiques ; (ii) la faible diversification des exportations (trois produits (coton, or, bétail) en constituent environ 95% ; (iii) la faiblesse du contenu valeur ajoutée des productions et des exportations ; (iv) les fortes fluctuations des cours des produits d’exportation. Cette situation donne le caractère stratégique à certains produits et fragilise les bases de la croissance, ce que illustre la crise du coton connue en 2001. En effet, le coton représente 30% de l’économie malienne et presque 40 à 45% des exportations. Les difficultés de la filière ont commencé depuis 1997, mais celles-ci ont pris un caractère de crise pendant la campagne 2000/2001 lorsque les producteurs ont refusé de planter le coton au-dessous d’un prix de 185 FCFA/kg. La situation s’est améliorée depuis cette période grâce aux efforts considérables de l’Etat dans la promotion de cette filiale. Des états généraux du coton ont eu lieu en avril 2001 et avaient permis aux producteurs d’obtenir un prix garanti de 200 FCFA/kg, ce qui s’est répercuté sur la campagne 2001-2002 qui a donné lieu à une récolte d’environ 571.000 tonnes, 612 000 tonnes en 222/2003 et environ 600 000 tonnes en 2004/2005. Cependant, la baise du prix international du coton en 2004 a entraîné la rupture de cette garantie donnée par l'Etat. L’or, un produit
d’exportation Depuis quelques années, le pays commence à tirer parti de ses ressources minières et singulièrement aurifères. Les mines d’or ont pris un grand essor à partir des années 1980 avec le développement de la production de la première société industrielle d’extraction d’or de Kalana en 1984. Cependant il faut attendre les années 90 pour assister à un réel décollage du sous-secteur aurifère. Depuis, d’autres gisements d’or ont été découverts (Loulo, Faboula, Misséni etc..). A partir de 2000/2001, deux nouvelles mines Morila et Yatela sont entrées en production renforçant la contribution de la filière à l’ensemble de l’économie. Le Mali est devenu le troisième producteur africain d’or derrière l’Afrique du Sud et le Ghana avec une production de près de 30 tonnes en 2000 et de 51 tonnes en 2001 (augmentation de 70%). La seule société Morila SA (20%-État malien, 80%-Rangold et Anglogold) qui exploite la mine du même nom versera 136 milliards de FCFA (191 millions USD) à l’État malien en impôts et taxes pendant la durée de son exploitation. Pour les années 2000 et surtout 2001, l’or est devenu le premier produit d’exportation du Mali devant le coton. Les statistiques de production, selon la DNSI montrent l’importance quantitative de la contribution de l’or dans l’économie nationale :
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