Les Nations Unies au Mali

  A PROPOS DES NATIONS UNIES

 Accueil I Mot du CR I N.U I Partenariat I Doc I Publications Evènements I Contacts I Mali I Actualités

Bref historique de l'Organisation des Nations Unies (ONU)
 

Historique des Nations Unies au Mali


BREF HISTORIQUE DE L'ORGANISATION DES NATIONS UNIES (ONU)

L'Organisation des Nations Unies a été fondée à l'issue de la deuxième guerre mondiale dévastatrice pour aider à stabiliser les relations internationales et pour asseoir la paix sur des bases plus solides grâce à la coopération internationale et à la sécurité collective. 

L'expression « Nations Unies » qui est due au Président des Etats-Unis, Franklin D. Roosevelt, apparut pour la première fois dans la Déclaration des Nations Unies du 1er janvier 1942, par laquelle les représentants de 26 pays s'engageaient à poursuivre ensemble la guerre contre les puissances de l'Axe. 

La Charte des Nations Unies fut élaborée par les représentants de 50 pays à la Conférence des Nations Unies sur l'Organisation internationale, réunie à San Francisco du 25 avril au 26 juin 1945. Ce traité international énonce les principes de base des relations entre pays, fixe les buts, la structure et le fonctionnement d’une organisation mondiale. La Charte fut signée le 26 juin 1945 par les représentants de 50 pays. La Pologne, qui n'avait pas été représentée à la Conférence, la signa plus tard, mais elle fait néanmoins partie des 51 Etats Membres originels. 

L'Organisation des Nations Unies naquit officiellement le 24 octobre 1945.  Dès lors, la Journée des Nations Unies est célébrée le 24 octobre de chaque année.  L'ONU compte aujourd'hui 191 membres, c'est-à-dire la quasi-totalité des Nations du monde.

Pour plus d'informations sur l'ONU, visiter : http://www.un.org

Haut de page


HISTORIQUE DES NATIONS UNIES AU MALI

Neuf Agences et Institutions du Système des Nations Unies sont présentes au Mali :   

Haut de page


 Banque Mondiale (BM)  

En juillet 1944, à Bretton Woods (New Hampshire, Etats-Unis), 44 pays se sont réunis afin de créer la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD). Leur objectif immédiat était d'aider à reconstruire les économies dévastées par la Deuxième guerre mondiale. En 1947, les Assemblées générales des Nations Unies approuvent une relation officielle avec la BIRD. La Banque compte aujourd’hui 183 pays membres. 

  • Le Groupe de la Banque Mondiale compte cinq institutions qui entretiennent des liens étroits :
  • La Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD)
  • L’Association Internationale de Développement (IDA)  
  • La Société Financière Internationale (SFI) 
  • L’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (MIGA) 
  • Le Centre International pour le Règlement des Différends relatifs aux Investissements (CIRDI)

Ces institutions sont spécialisées dans divers aspects du développement et utilisent toute leur expertise  pour atteindre un objectif commun – celui de la lutte contre la pauvreté et l'amélioration des conditions de vie des populations dans les pays en développement. Le terme Banque Mondiale ou Banque désigne la BIRD et l’IDA.  

Le Mali est devenu membre du Groupe de la Banque Mondiale le 27 septembre 1963. Trois ans plus tard, le Conseil des Administrateurs de la Banque approuvait le premier crédit, d’un montant de 9,1 millions de dollars, pour appuyer la Régie du chemin de fer du Mali. La signature de ce crédit marque ainsi le début de la coopération entre le Mali et la Banque Mondiale, qui n’a cessé de s’améliorer. A ce jour, le montant total des engagements nets s'élève à 1574,3 millions de dollars pour 73 opérations d’investissement et d’ajustement.

La Banque Mondiale, à travers son Cadre d'Assistance Stratégique au Pays (CAS), proposé pour 2004-2006 et discuté par le Conseil d’Administration le 31 juillet 2003, a pour ambition de formuler une stratégie d’appui des trois axes du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) adopté par le Gouvernement du Mali en mai 2002, à savoir : le développement institutionnel et amélioration de la gouvernance et de la participation ; le développement humain et le renforcement de l’accès aux services sociaux de base ; et le développement des infrastructures et appuis aux secteurs productifs. Il s’appuie sur un long processus de dialogue engagé avec le Gouvernement, les collectivités territoriales, la société civile, le secteur privé ainsi que les autres partenaires techniques et financiers (PTF) qui soutiennent également les efforts du Gouvernement malien. Ce CAS prévoit jusqu’à 390 millions de dollars d’allocation sur les trois années à venir.

La Représentante Résidente de la Banque Mondiale au Mali est Mme Judith Press. La date de prise de fonction de Judith au Bureau du Mali est le 6 novembre 2001

 

Pour plus d’informations sur la BM, visiter :

Haut de page


Fonds des Nations Unies pour la Population

L'UNFPA a commencé à fonctionner en 1969 en tant qu’Agence des Nations Unies.  Dès ce moment, il avait pour mission de mieux faire connaître les problèmes démographiques dans les pays, tant développés qu’en développement, ainsi que les stratégies susceptibles de les résoudre.   Avec ce mandat, l'UNFPA est devenu, en peu de temps, le principal partenaire multi/bilatéral en matière d’assistance sur les questions de population. 

Depuis la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) tenue au Caire en 1994, l’assistance de l'UNFPA a été redéfinie et c’est ainsi que trois grands domaines ont été retenus :

  • la promotion de l’accès universel aux soins de santé de la reproduction (planification familiale, hygiène sexuelle) ;

  • le soutien aux stratégies relatives à la population et au développement permettant un renforcement des capacités de programmation en matière de population ;

  • le plaidoyer pour la prise de conscience des questions de population, notamment des droits en matière de procréation, d’égalité entre les sexes et le renforcement du statut de la femme dans la société.

L’assistance de l'UNFPA au Mali a commencé en 1974, par l’appui à l’organisation du recensement général de la population de 1976, ce qui a permis de déterminer le taux d’accroissement moyen annuel de la population entre 1961 et 1976, de 2,82%.  Cette assistance ponctuelle de l'UNFPA sera suivie dès 1979 de l’assistance aux programmes dans le domaine de la Santé Maternelle et Infantile/Planification Familiale (SMI/PF) avec pour objectifs de :

  • contribuer, à travers la promotion de la planification familiale, à la réduction de la mortalité maternelle et infantile ;

  • appuyer le Gouvernement à formuler et à mettre en oeuvre une stratégie pour mieux intégrer les femmes dans le processus de développement ;

  • rendre disponibles des données précises sur la mortalité et les migrations pour la planification au développement.

Le Représentant de l'UNFPA au Mali est M. Younes Zoughlami.

Pour plus d’informations sur le UNFPA, visiter :  www.unfpa-mali.org

Haut de page


  Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF)

A la fin de la Deuxième guerre mondiale, la famine et la maladie menaçaient les enfants d'Europe. En décembre 1946, les Nations Unies créèrent l'UNICEF pour leur fournir une aide d'urgence.

Dès 1950, l’UNICEF élargit son rôle en oeuvrant en faveur des enfants et des familles des pays en développement. Depuis cette époque, l’UNICEF plaide et travaille pour la protection des droits de l'enfant, afin d'aider les jeunes à satisfaire leurs besoins de base et à élargir leurs possibilités de réaliser tout leur potentiel.

Aujourd’hui, l’UNICEF est présent dans 162 pays, zones et territoires. L'organisation, guidée par les normes et principes incarnés dans la Convention relative aux droits de l’enfant, s’efforce de créer les conditions nécessaires pour que les enfants vivent heureux, en bonne santé et dans la dignité.

La Coopération Mali-UNICEF née aux premières heures de l’indépendance du pays est vieille de 42 ans. D’une petite antenne dépendant du bureau de Dakar, il y a environ trente ans, l’UNICEF s’est introduit au Mali à travers des activités de vaccination, d’éducation et plus tard de santé.

De la phase d’urgence, l’UNICEF est passé progressivement à des interventions pour un développement durable. La vitalité de cette coopération repose sur la volonté commune du Gouvernement du Mali et de l’UNICEF de protéger la mère et l’enfant contre la maladie, l’ignorance et la malnutrition.

Cette tâche bien comprise de part et d’autre comme une mission permanente, est exécutée dans le cadre d’une franche collaboration. En témoignent :

  • la signature du premier Accord de Base le 19 novembre 1960 ;

  • l’érection du bureau de Bamako en bureau de pays (1984);

  • la co-présidence du Mali au Sommet Mondial pour les enfants en septembre 1990 ;

  • la signature du nouvel Accord de Base et du programme de coopération 1993-1997 ;

  • l’adoption en Conseil des Ministres du nouveau programme de Coopération MALI- UNICEF (1998-2002).

  • en septembre 2002, le Conseil d'administration de l'UNICEF a approuvé un nouveau programme de coopération pour la période 2003-2007 pour un montant global de 47,9 millions $ US.

Le Représentant de l’UNICEF au Mali est Mme Frances TURNER

Pour plus d’informations sur l’UNICEF, visiter :  www.unicef.org 

Haut de page


  Fonds Monétaire International (FMI)

La décision de créer le Fonds monétaire international (FMI)  a été adoptée  à une conférence des Nations Unies tenue à Bretton Woods (New Hampshire, Etats Unis) du 1er au 22 juillet 1944.  L’institution est entrée officiellement en existence le 27 décembre 1945.  Ses activités financières ont débuté le 1er mars 1947.

Le FMI a vu le jour à la conférence de Bretton Woods au cours de laquelle les représentants de 45 gouvernements sont convenus d’un cadre de coopération économique conçu pour prévenir le retour aux politiques économiques désastreuses qui avaient contribué à la Grande Dépression des années 30. L’article I des statuts du FMI stipule que ses buts sont les suivants : encourager la coopération monétaire internationale; faciliter l’expansion et l’accroissement harmonieux du commerce mondial; promouvoir la stabilité des taux de change; aider à établir un système multilatéral de paiements; mettre temporairement, moyennant des garanties adéquates, ses ressources générales à la disposition des Etats membres qui font face à des difficultés de balance des paiements et de contribuer ainsi à abréger la durée et à réduire l’ampleur des déséquilibres des balances des paiements des Etats membres.  Plus généralement, et conformément à ses autres buts, le FMI a pour responsabilité d’assurer la stabilité du système financier international.  Le FMI compte actuellement 184 pays membres.

Le Mali est membre du FMI depuis le 27 septembre 1963. La quote-part du Mali s’élève à 93,3 millions de DTS (environ 123 millions de dollars EU), soit 0,04 % du total des quotes-parts du FMI. Le Mali dispose de 1.183 voix, soit 0,06 % du total des voix attribuées. Depuis 1964, le Mali a eu recours aux ressources du FMI à treize reprises à l’appui de ses programmes d’ajustement économique; le Mali a aussi bénéficié plusieurs fois d’une aide du FMI au titre du mécanisme de financement compensatoire pour combler des déficits de recettes d’exportation. L’encours des crédits et prêts du FMI au Mali totalisait 126,0 millions de DTS à la fin juin 2002.

En septembre 1998, le Mali a obtenu des engagements d’aide sous la forme d’un allégement de sa dette extérieure, pour un total (nominal) de 250 millions de dollars E.U. dans le cadre de l’Initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), mise en place par le FMI et la Banque mondiale. Le FMI a approuvé le 6 août 1999 le troisième accord triennal, au titre de la Facilité d’Ajustement Structurel Renforcée (FASR) pour un montant initial équivalent à 46,65 millions de DTS, réajusté par la suite à 51,32 millions de DTS (soit quelques 43 milliards de francs CFA), qui vient à l’appui du programme économique du Mali. (Le 22 Novembre 1999, le mécanisme concessionnel du FMI pour les pays à faible revenu, la FASR, a été renommé Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et la Croissance – FRPC, et ses objectifs ont été réorientés vers le soutien de réformes visant à renforcer sensiblement et durablement la position de balance des paiements et à favoriser une croissance durable, ce qui aura pour effet d’améliorer le niveau de vie et de réduire la pauvreté.) Donc, les objectifs du programme du Mali soutenus par la FRPC sont situés dans le cadre d’une stratégie à moyen terme visant à consolider la stabilité macroéconomique et à instaurer une croissance économique durable qui réduirait la pauvreté et relèverait le niveau de vie des populations.

Le Représentant Résident du FMI au Mali est M. M. Abdelali Tazi Mokha

Pour plus d’informations sur le FMI, visiter :  www.imf.org

Haut de page



Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO)

La FAO a été créée le 16 octobre 1945 dans le but de lutter contre la faim et la pauvreté en oeuvrant en faveur du développement agricole, de l’amélioration nutritionnelle et de la sécurité alimentaire, à savoir l’accès à tous, à tout moment, à la nourriture nécessaire à une vie active et saine.  Aujourd’hui, la FAO, chef de file dans les domaines de l’agriculture, des forêts, de la pêche et du développement rural, est la plus grande institution spécialisée du Système des Nations Unies. Organisation intergouvernementale, la FAO regroupe 183 Etats membres, auxquels s’ajoute la Communauté Européenne. 

Grâce à ses réseaux d'information élaborés et aux compétences de ses spécialistes, la FAO est en mesure de donner des avis indépendants sur la manière d'axer les politiques et les stratégies nationales sur le développement agricole en général et la lutte contre la pauvreté dans le secteur rural. La FAO recueille, interprète, centralise et diffuse des informations sur la nutrition, l'alimentation, l'agriculture, les forêts et les pêches. Ces informations doivent permettre aux utilisateurs de prendre des décisions rationnelles en matière de planification, d'investissement, de commercialisation, de recherche ou de formation. Au niveau mondial, la FAO examine les perspectives de l'agriculture et de l'alimentation pour détecter les pénuries alimentaires naissantes et déterminer d'éventuels besoins alimentaires d'urgence. Dans le domaine de l'alimentation et de l'agriculture, elle approuve les normes internationales et contribue à élaborer des conventions et des accords internationaux.

La FAO a lancé une campagne coordonnée d'activités et de programmes, destinée à mobiliser les gouvernements, les organisations internationales et tous les secteurs de la société civile afin de transformer en réalité le slogan: "La nourriture pour tous".  Parmi ces activités et programmes on peut citer le Sommet Mondial de l’Alimentation  de novembre 1996 suivi par le Sommet mondial de l’alimentation: cinq ans après, tenu en Juin 2002, le Programme spécial pour la sécurité alimentaire (PSSA), la campagne TeleFood , les Programmes de partenariat de la FAO, le Programme de prévention des urgences pour les ravageurs et les maladies transfrontières des animaux et des plantes (EMPRES, les opérations spéciales de secours et d'aide d'urgence, le Plan d’action de la FAO sur l’intégration des femmes dans le développement.

La FAO apporte une aide concrète aux pays du Tiers monde par de multiples projets d'assistance technique, à travers une approche intégrée incluant des considérations écologiques, sociales et économiques dans la formulation des projets de développement. Dans cette optique, elle privilégie la promotion du développement rural et de l’agriculture durables, stratégie permettant de bien gérer et de conserver les ressources naturelles et l’environnement.

La FAO intervient au Mali depuis l’Indépendance.  La Représentation a été installée en 1979 suite à la signature au mois de novembre de l’Accord entre le Gouvernement et la FAO. 

La FAO donne une assistance multiforme au développement du Mali dans le cadre de son Programme de terrain.  Ce programme met généralement en œuvre les stratégies de l’Organisation par le biais de projets financés soit à travers des ressources budgétaires issues des contributions fixées aux pays membres par le Conférence de la FAO (ressources du Programme de Coopération Technique de la FAO), soit à travers des ressources extrabudgétaires assurées par le PNUD, d’autres Agences des Nations Unies ou des Fonds fiduciaires gouvernementaux.   

Le Représentant de la FAO au Mali est Mme Mariam MAHAMAT NOUR

Pour plus d’informations sur la FAO, visiter :  www.fao.org

Haut de page


 
Organisation des Nations Unies pour l'Education, la  Science et la Culture (UNESCO)

Organisation spécialisée des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture, l’UNESCO a été créée au lendemain de la 2ème Guerre Mondiale avec pour mission de contribuer à asseoir une paix durable dans le monde  comme le stipule le Préambule de son Acte Constitutif : « Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses  de la paix ».

L’objectif ainsi assigné à l’UNESCO est de contribuer au maintien de la paix et de la sécurité en resserrant, par le biais de l’éducation, la science et la culture, la collaboration entre nations, afin d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, ou de religion.

Depuis, les exigences du développement aidant, l’UNESCO s’est progressivement transformée en un partenaire actif dans le combat pour le développement socio-économique et culturel des peuples, aux côtés des 189 Etats Membres qui la composent aujourd’hui, notamment ceux du tiers-monde. Dans cette optique et afin de mieux répondre aux attentes de ses Etats Membres, l’UNESCO a élaboré sa stratégie d’intervention autour des quatre grands programmes ou champs majeurs suivants :

  • Education pour tous, tout au long de la vie ;

  • Les sciences au service du développement ;

  • Développement culturel : Patrimoine et création ;

  • Communication, information et informatique.

Ces Grands Programmes sont complétés par des projets et activités transdisciplinaires comme le programme de la Culture de la Paix, la lutte contre le Sida, la lutte contre la pauvreté, l’utilisation des NTIC au service du développement.

Le mandat assigné à l’UNESCO dans le système des Nations Unies et la place qu’elle occupe effectivement dans le dispositif de la coopération internationale font d’elle une institution clé pour l’avenir. Sa mission, définie il y’a un demie siècle au lendemain d’une guerre aux conséquences tragiques, demeure des plus actuelles, mais les mutations du monde lui imposent de se transformer avec lui.

Ni organisme de financement, ni simple institution de recherche fondamentale, l’UNESCO a toujours eu pour tâche de développer le potentiel humain, en collaboration avec ses Etats membres et ses multiples partenaires et interlocuteurs de la scène internationale. La coopération intellectuelle qu’elle stimule est à la fois un élément de rapprochement et de compréhension mutuelle entre les peuples et les individus, et un instrument indispensable à l’action. Plus que jamais, le transfert et le partage des connaissances, la confrontation des idées, les concertations de niveau élevé, la constitution de réseau d’innovation, la diffusion d’informations et d’expériences réussies, les travaux d’évaluation  et de recherche qu’elle favorise dans ses domaines de compétences, apparaissent comme des activités indispensables à l’édification d’un monde plus solidaire et plus pacifique.

Le Représentant de l’UNESCO au Mali est M. Edouard F. MATOKO

Pour davantage d’informations, visiter : www.unesco.org

Haut de page


  Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

C’est en 1946 qu’une Commission intérimaire issue de la Conférence internationale réunie à New-York approuva la constitution de l’Organisation Mondiale de la Santé, institution spécialisée du Système des Nations Unies, qui devait entrer en vigueur le 7 avril 1948.

Le but de l’OMS est d’amener tous les peuples au niveau de santé le plus élevé possible.  Ses responsabilités sont de :

  • Stimuler la suppression des maladies épidémiques, endémiques et autres ; 

  • Favoriser l’amélioration de la nutrition, du logement, de l’assainissement, des conditions de travail ainsi que de tous autres facteurs de l’hygiène du milieu ;

  • Favoriser la coopération entre les groupes scientifiques et professionnels qui contribuent au progrès de la santé ; 

  • Proposer des conventions et accords internationaux concernant les questions de santé ; 

  • Stimuler et guider la recherche dans le domaine de la santé ;

  • Etablir des normes internationales en ce qui concerne les aliments, les produits biologiques et pharmaceutiques ;

  • Aider à former, parmi les peuples, une opinion publique éclairée en ce qui concerne la santé.

Composée aujourd’hui de 191 Etats membres, l’OMS joue un rôle de Conseiller des Etats dont la tâche est essentiellement de diriger et coordonner, dans le domaine de la santé, les travaux ayant un caractère international, d’assurer une coopération technique solide et productive et d’encourager la recherche.

Le Mali a adhéré à l’OMS le 17 octobre 1960, quelques semaines seulement après son accession à l’indépendance nationale. Dès lors, la coopération technique entre le Mali et l’OMS ne cesse de se renforcer, passant de l’assistance à un véritable partenariat dynamique pour la promotion de la santé.

Au cours des dernières années, l’OMS intervient au Mali dans les quatre domaines suivants :

  • la lutte contre la maladie ;

  • le développement du système national de santé ;

  • le développement des ressources humaines ;

  • la promotion et la protection de la santé.

Le Représentant de l’OMS au Mali est Dr. Lamine CISSE SARR 

Pour plus d’informations sur l’OMS, visiter :  www.oms.org

Haut de page


Programme Alimentaire Mondial (PAM)

Le PAM est, dans le système des Nations Unies, l’organe chargé de l’aide alimentaire. Cette aide est un des nombreux instruments qui peut contribuer à améliorer la sécurité alimentaire, laquelle se définit comme l’accès pour tous, quelles que soient les circonstances, aux aliments nécessaires pour mener une vie saine et active1. L’objectif des politiques régissant l’utilisation de l’aide alimentaire du Programme alimentaire mondial doit être l’éradication de la faim et de la pauvreté. L’aide alimentaire doit, en définitive, viser à supprimer sa propre raison d’être. 

Des interventions ciblées sont nécessaires pour contribuer à améliorer directement le sort des plus pauvres - de ceux qui, soit de façon chronique, soit en période de crise, sont incapables de produire de quoi se nourrir ou n’ont pas les moyens de se procurer autrement les aliments nécessaires pour que leur famille puisse mener une vie saine et active.

Conformément à son mandat, qui s’inspire aussi du principe d’universalité, le PAM continuera à:

·      utiliser l’aide alimentaire à l’appui du développement économique et social;

·      répondre aux besoins alimentaires d’urgence (réfugiés et autres) et fournir l’appui logistique connexe;

·      promouvoir la sécurité alimentaire dans le monde, conformément aux recommandations de l’ONU et de la FAO.

  Les politiques et stratégies de base régissant les activités du PAM consistent à fournir une aide alimentaire en fonction des objectifs suivants:

a)    sauver des vies pendant des crises d’urgence, qu’il s’agisse ou non de réfugiés;

b)    améliorer la nutrition et les conditions de vie des populations les plus vulnérables pendant les périodes critiques de leur existence;

c)    contribuer à la création d’actifs et promouvoir l’autonomie des individus et des communautés pauvres, en particulier au moyen de programmes de travaux à fort coefficient de main-d’oeuvre.

En situation de crise, l’aide alimentaire est essentielle pour assurer une protection sociale et humanitaire. Elle sera, autant que possible, utilisée de façon à favoriser le développement, pour autant que cela n’empêche pas de sauver des vies. Les secours alimentaires doivent être coordonnés au mieux avec les secours fournis par d’autres organisations humanitaires. S’agissant d’améliorer le sort des populations vulnérables, l’aide alimentaire est un pré-investissement dans les ressources humaines. Quand elle est utilisée pour créer des actifs, elle consiste à tirer parti de la ressource la plus abondante dont disposent les personnes démunies - leur force de travail - pour créer des emplois et des revenus et pour construire les infrastructures nécessaires à un développement durable.

Le PAM est bien placé pour jouer un rôle de premier plan dans le continuum secours-développement. Il donnera la priorité, dans ses programmes de développement, aux activités destinées à prévenir les catastrophes, à y faire face et à les atténuer ainsi qu’à celles visant à assurer le relèvement après les crises. Inversement, il s’efforcera d’utiliser au maximum l’aide d’urgence tant à des fins de secours que de développement. Dans les deux cas, l’objectif principal est de renforcer l’autonomie.

Dans l’accomplissement de son mandat, le PAM concentrera tous ses efforts sur les actions qu’il est le mieux à même de mener avec les ressources dont il dispose et en veillant au meilleur rapport coût-efficacité. Le PAM s’intéressera principalement aux aspects du développement dans lesquels des interventions alimentaires peuvent être le plus utiles. Il mettra tout en oeuvre pour éviter qu’elles n’aient des répercussions négatives sur la production et les habitudes alimentaires locales et pour prévenir toute dépendance à l’égard de l’aide. Il continuera à jouer un rôle de premier plan en mettant à disposition ses compétences techniques et son assistance pour le transport et la logistique afin d’assurer la rapidité et l’efficacité des livraisons d’aide humanitaire.

 Son caractère multilatéral est un des meilleurs atouts du PAM. Il tirera le meilleur parti de sa capacité à intervenir presque partout dans le monde en développement, quels que soient les régimes politiques, et à fournir une filière neutre pour l’acheminement de l’assistance dans des situations dans lesquelles beaucoup de pays donateurs ne pourraient pas donner directement leur aide. Le PAM fournira des services: avis, bons offices, soutien et information en matière de logistique, et prêtera assistance à des pays pour qu’ils créent et gèrent leurs propres programmes d’aide alimentaire.

Le PAM fournit, sur demande, des services bilatéraux aux donateurs, aux institutions des Nations Unies et aux ONG sur la base d’un recouvrement intégral des coûts; la gestion et la comptabilité de ces prestations de services seront distinctes de celles du PAM. Ces services devront être au maximum complémentaires des opérations ordinaires du PAM.

Le PAM concentrera ses efforts et ses ressources sur les populations et les pays les plus pauvres2, conformément à la décision du CPA de concentrer 90 pour cent de l’assistance au développement fournie par le PAM sur les pays à faible revenu et à déficit vivrier, et au moins 50 pour cent de cette assistance sur les pays les moins avancés.

Le PAM veillera à ce que la conception et l’exécution de ses programmes d’assistance se fonde sur une très large participation. Les femmes, en particulier, sont le moteur du changement; leur fournir des vivres, c’est assurer que ceux-ci seront utilisés pour le bien de la famille toute entière, et notamment des enfants. L’aide du PAM aura pour objectif de renforcer les capacités de résistance physique des femmes et leur aptitude à faire face à des situations difficiles.

Pour être véritablement efficace, l’aide alimentaire doit être pleinement intégrée dans les plans et priorités de développement des pays bénéficiaires et coordonnée avec les autres formes d’assistance. Le PAM prend pour point de départ les politiques, plans et programmes nationaux des pays en développement, y compris leurs plans de sécurité alimentaire. Le PAM intègrera ses activités au niveau des pays de façon à pouvoir répondre aux besoins urgents à mesure que ceux-ci apparaissent tout en conservant ses objectifs fondamentaux de développement. La note sur la stratégie du pays, lorsqu’elle existe, devra servir de cadre à une réaction intégrée du système des Nations Unies. Dans certains cas particuliers, le PAM adoptera une approche par groupe de pays ou par région, notamment pour la fourniture d’aide humanitaire.

Aucune institution ne dispose à elle seule des ressources et de la capacité nécessaires pour régler tous les problèmes de la faim et du sous-développement. D’où l’importance qu’attache le PAM à la collaboration avec d’autres institutions, et en particulier avec ses organismes de parrainage, l’ONU et la FAO. Le PAM continuera de collaborer étroitement avec le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU, avec le HCR, avec d’autres institutions compétentes et des organisations non gouvernementales (ONG) pour faire face aux situations d’urgence et aux crises humanitaires. Il collaborera aussi étroitement avec les organismes des Nations Unies s’occupant d’alimentation et d’agriculture dont le siège est à Rome - la FAO et le FIDA - en particulier pour utiliser l’aide alimentaire à l’appui de la sécurité alimentaire des ménages. Le PAM continuera de tisser des liens de partenariat efficace avec le PNUD, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, les institutions et organismes régionaux, les donateurs bilatéraux et les ONG pour l’action en faveur du développement économique et social.

Le PAM jouera son rôle en tant que membre actif du système des Nations Unies pour faire en sorte que le problème de la faim soit au centre des préoccupations de la communauté internationale. Dans son dialogue avec les gouvernements des pays bénéficiaires et avec la communauté des donateurs, il préconisera des politiques, des stratégies et des opérations qui soient directement utiles aux pauvres et aux affamés.

_________________________________________________________________

1 Conférence internationale sur la nutrition, FAO/OMS (1992)

2 On entend généralement par pauvres et affamés ceux qui gagnent moins de l’équivalent de un dollar E.-U. par jour ou consacrent l’essentiel de leur budget à l’alimentation.

Le Représentant du PAM au Mali est M. Pablo RECALDE

Pour plus d’informations sur le PAM, visiter :  www.wfp.org

Haut de page



Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)

Créé en 1965, le Programme des Nations Unies pour le développement est un réseau mondial de développement dont dispose le Système des Nations Unies. Il prône le changement et relie les pays aux connaissances, expériences et ressources dont leurs populations ont besoin pour améliorer leur vie.

Le PNUD est présent sur le terrain dans 166 pays, les aidant à identifier leurs propres solutions aux défis nationaux et mondiaux auxquels ils sont confrontés en matière de développement. Pour renforcer leurs capacités, ces pays peuvent s'appuyer à tout moment sur le personnel du PNUD et son large éventail de partenaires.  

Les dirigeants du monde se sont engagés à atteindre les objectifs de développement
pour le Millénaire, dont l'objectif primordial est de diminuer de moitié la pauvreté d'ici à
2015. Le réseau du PNUD relie et renforce la coordination des efforts faits aux niveaux mondial et national en vue d'atteindre ces objectifs. Il s’attache à aider les pays à
élaborer et partager des solutions aux problèmes articulés autour de six thèmes prioritaires :  

  • Gouvernance démocratique ;
  • Réduction de la pauvreté ;
  • Prévention des crises et relèvement ;
  • Énergie et environnement ;
  • Technologies de l'information et de la communication ;
  • VIH/sida.

Le PNUD aide les pays en développement à mobiliser et utiliser l'aide internationale
efficacement. Dans toutes les activités, le PNUD encourage la protection des droits humains et favorise la participation active des femmes et l’équité entre les genres. 

Dans chaque bureau de pays, le Représentant Résident du PNUD, assume aussi les fonctions de Coordonnateur Résident des activités opérationnelles du Système des Nations Unies. Le PNUD vise, au moyen de cette coordination, à maximiser l’impact de l'utilisation des ressources provenant ou confiées à la gestion des Agences des Nations Unies au titre de l'aide internationale.

Le PNUD s'engage aussi dans des activités de plaidoyer étendues concernant les questions de pauvreté. Son Rapport mondial sur le développement humain, largement cité, classe chaque année les pays d'après des critères tels que le revenu par habitant, l'espérance de vie à la naissance et le respect des droits de la femme. L'objectif est de placer l’être humain au centre du processus de développement. Ces rapports aident aussi les gouvernements donateurs à mesurer les incidences de leur aide financière et contribuent à faire savoir comment l'aide a un effet positif sur les bénéficiaires directs et sur les mandants des donateurs.

Au Mali, les efforts de développement du Gouvernement sont soutenus par le PNUD-Mali depuis les années soixante. A travers son cadre de coopération, le PNUD définit ses axes d’intervention sur la base des priorités nationales. Suite à l’examen du premier cadre de coopération (1998-2002) en décembre 2001, le PNUD a élaboré en concertation élargie avec le gouvernement, la société civile, les Institutions de Brettons Woods et la communauté des donateurs, les grandes lignes du nouveau cadre de coopération pour la période 2003-2007. Cet esquisse de programme conçu à partir du CSLP (Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté) et de l’UNDAF (Cadre du Système des Nations Unies pour l'Aide au développement (2003-2007- UNDAF Mali ), comprend deux programmes majeurs : Gouvernance et Action environnementale /conditions de vie durables. Le programme Gouvernance est constitué par trois sous-programmes qui sont Gouvernance économique, Gouvernance démocratique et Gouvernance locale. Le programme action environnementale et conditions de vie durables visera principalement à appuyer le renforcement des capacités de planification et de gestion environnementales, la mise en œuvre et le suivi des conventions internationales relatives à l’environnement, la structuration de la filière bois/énergie et d’énergies alternatives et l’élaboration / la mise en œuvre de stratégies décentralisées de prévention et de gestion des risques et désastres. La réduction de la pauvreté, l’équité de genre, la lutte contre le VIH/Sida, les droits humains et la promotion des nouvelles technologies de l’information et de la communication constituent des thèmes intégrés dans l’ensemble du programme de manière transversale.

Au Mali, le PNUD anime également le débat global sur le développement. Il y apporte sa contribution par la publication annuelle du rapport national sur le développement humain (publié chaque année depuis 1997). En outre, il appuie le Gouvernement pour l’organisation des tables rondes et à ce titre, il mobilise les intérêts et crée des partenariats autour des priorités nationales de développement.

Mme Jocelline Bazile-Finley est le Représentant Résident du PNUD et Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au Mali. 

Pour plus d’informations sur le PNUD, visiter : 


Haut de page