|
Les Nations
Unies face au SIDA
1. Genèse
L’ONUSIDA est un Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA.
Il a été créé en janvier 1996, succédant au programme GPA de l’OMS,
sur la base du constat que la lutte contre le VIH/SIDA ne sera
efficace qu’en terme de développement et de multisectorialité et pas
seulement en terme de santé.
2. Missions
En tant que principal ambassadeur de l’action mondiale contre le SIDA,
l’ONUSIDA a pour mission de conduire, de renforcer et de soutenir une
action élargie qui a pour buts de :
- prévenir la
propagation du VIH ;
- offrir des soins
et appuis aux PVVIH et affectées par le VIH/SIDA ;
- réduire la
vulnérabilité des personnes et des communautés au VIH/SIDA ;
- atténuer les
retombées humaines et socio-économiques de l’épidémie.
3.
Principes directeurs
- renforcer les
capacités nationales ;
- identifier et
appliquer des politiques et stratégies de bonne valeur technique ;
- mettre sur pied
des changements de société destinés à diminuer la vulnérabilité des
femmes, des jeunes, des migrants, des consommateurs de drogues, des
minorités sexuelles et ethniques ;
- promouvoir et
établir un environnement social, politique et légal qui permette aux
individus d’exercer leur responsabilité pour se protéger et protéger
autrui de l’infection par le VIH ;
- appliquer le
principe de complémentarité: l ’ONUSIDA n’entreprend pas directement
ce qui peut être ou est effectué par d’autres. Il s’efforce de
faciliter ces efforts et comble les lacunes dans les domaines de la
recherche et de l’action ;
- assurer la
jouissance de tous les droits de la personne humaine sans
discrimination ;
- encourager le
partenariat aux niveaux international, régional et national ;
- outenir et
renforcer l’action au niveau des pays.
4.
Impact mondial
- Les 8 co-parrains
(PNUD, UNICEF, OMS, UNESCO, FNUAP, Banque Mondiale, PNUCID et BIT)
intègrent les questions relatives au VIH/SIDA dans leurs travaux. Rappel : l’ONUSIDA
est un programme commun et non une organisation. En effet, chaque
organisme co-parrainant apporte son expertise et s’engage à PLANIFIER
et AGIR en commun, donnant ainsi un « avantage de coopération »;
- Un partenariat
international est développé (en Afrique : International Partnership
against AIDS in Africa : IPAA) ;
-
Un Centre de
documentation et des réseaux Internet sont développés. Les
« meilleures pratiques » sont identifiées, documentées et diffusées ;
Cf.
http://www.unaids.org;
- Des programmes
d’appui (initiative vaccinale, accès aux ARV, …) sont développés.
5. Impact régional
- Une équipe
inter-pays est active aux niveaux :
- de toutes
les questions à caractère régional telles que : les migrations, les
réseaux d’Associations de personnes vivant avec le VIH (PVVIH),
l’accès aux médicaments ARV, etc. ;
-
de
toute autre question d’ordre technique sur la demande des Groupes
Thématiques/Pays ;
- de la
documentation, de la recherche-action, de la mise en place de
réseaux. Cf. http://www.hivnet.ch:8000/africa/safco/ ou
www.onusida-aoc.org/
6. Impact pays
- Il se base sur la
somme des activités, relatives au VIH/SIDA, entreprises par les
organismes co-parrains ;
- Les représentants
de ces organismes se réunissent régulièrement en un
Groupe Thématique
(GT) pour planifier, mettre en
place et évaluer leurs activités relatives au VIH/SIDA. Il construit
son action sur la base d’un Plan Intégré du Système des Nations Unies,
coordonné par un Coordinateur Résident. Il est présidé par le
Représentant d’une des Agences Pays, par un système de rotation ;
- Au sein de chaque
Agence, un point focal est désigné: l’ensemble de ces points focaux,
associés aux principaux partenaires au développement, constitue le
Groupe de Travail Technique élargi (GTT) ;
- Dans certains pays,
des Conseillers Programme
Pays
(CPP) sont affectés. Ses
principales responsabilités sont de :
- soutenir le GT
et le GTT. A ce titre, il s’assure du suivi du Plan Intégré ;
-
développer et
renforcer le partenariat national (cf. Annexe 1);
-
appuyer et
fournir un soutien technique au Programme National de Lutte contre
le SIDA.
Qui sont les partenaires ?
-
le Gouvernement (tant les leaders
politiques que les Ministères les plus impliqués);
-
les ONG et organisations à assise
communautaire;
-
les associations des PVVIH;
-
le secteur privé;
-
les institutions académiques et de
recherche;
-
les institutions sociales, culturelles
et religieuses,
-
les organismes internationaux (bi et
multilatéraux).
7. Principaux appuis du GT / ONUSIDA au Mali
- Appui à
l’établissement d’un Plan National Stratégique 2001-2005, y compris à
la mobilisation des ressources (avec les partenaires au développement,
accès au Fonds Global, …) (cf. Annexe 2);
-
Un partenariat de
plus en plus élargi ;
- Appui à la mise en
oeuvre du Plan National Stratégique, basé sur une mobilisation
communautaire et au développement de partenariats locaux sur le
terrain s’appuyant sur la politique de décentralisation et de l’appui
des ONG ;
- Appui au
renforcement des compétences des acteurs nationaux dans la lutte
multisectorielle contre le SIDA ;
- Allocation de
Fonds d’Accélération de Programmes (140.000 US$ en 1999, 120.000 et
150.000 US$ en 2001 et 110.000 US$ en 2002) pour des activités
novatrices et/ou cruciales et pour la mise en oeuvre du Cadre National
Stratégique ;
- Appui au
développement d’une politique de prise en charge médico-psycho-
sociale
des personnes infectées.
Le
Groupe Thématique ONUSIDA
au Mali a été créé en 1997. Les structures de l’ONUSIDA au Mali et
leurs principales caractéristiques sont les suivantes :
-
Un
Groupe Thématique, restreint
aux co-parrains (BM, FNUAP, OMS, PNUD, UNESCO et UNICEF), s’est
réuni pour la première fois en mars 2001. Le rythme des réunions est
bimensuel. La rotation de présidence prévue est annuelle. En deux
ans, il y a eu trois présidences : après 6 ans de présidence tenue
par l’OMS, la BM et actuellement l’UNICEF jusqu’au 31 décembre
2002, la vice-présidence est attribuée au FNUAP. Une rotation
annuelle est décidée et le vice-Président succèdera au Président. Le
GT a tenu sa première réunion formelle en mars 2001. Il se réunit
tous les deux mois. Il est composé des Chefs d’Agence du PNUD (Mme
Jocelline Bazile-Finley), UNICEF (Dr Pascal Villeneuve), FNUAP (M.
Younès Zoughlami), OMS (Dr Stella Anyangwe), BM (Judith Press) et
UNESCO (M. Ahmed Ould Deida). Les représentants de la FAO (M.
Aguinaldo Lisboa Ramos) et du PAM (M. Gilbert Gina) sont invités
aux réunions du GT élargi.
-
Un
Groupe Thématique élargi
aux partenaires au développement actifs dans la thématique.
-
Un
Groupe de Travail Technique élargi,
composé actuellement de 23 membres, par les points focaux des Agences des Nations Unies, de la Coordination du PNLS, de l’Union
Européenne, des principales coopérations bilatérales (Américaine,
Française, Allemande, Suisse et Canadienne), des principales ONG,
en particulier les associations des PVVIH. Il est très actif et se
réunit en général mensuellement. Dans l’attente du renforcement du
PNLS revu, il assume, en partie, la fonction de concertation /
coordination que ce programme s’est assigné à renforcer.
-
Le
Conseiller Programme Pays
(Dr Ledecq Jean-Louis), logé à l’OMS, est en fonction depuis juillet
2000. Il est impliqué dans le groupe transversal « VIH/SIDA » de l’UNDAF.
-
Des
points focaux spécifiques
SIDA au PNUD et à l’UNICEF.
Dans le cadre de l’UNDAF, un bilan pays est disponible depuis août
2001. Il n’y a pas encore de
Plan Intégré ONUSIEN
d’appui. Son établissement est planifié pour la fin de l’année 2002.
Des activités d’information/sensibilisation à l’adresse de tout le
personnel sont décidées et seront financées dans le cadre d’un Fonds
ONUSIDA (US$18,500). Le Plan Intégré permettra une vision commune au
sein du Système des Nations Unies, une plus grande cohérence et
synergie des efforts ainsi qu’une plus grande souplesse des
interventions, en appui à la mise en oeuvre du PSN 2001-2005.
Au niveau des
départements ministériels, les 11 Ministères suivants sont ou peuvent
être appuyés sur la base de leur plan sectoriel ainsi que du
Cadre National de Lutte contre la Pauvreté:
- Ministère de
la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille
- Ministère
des Forces Armées
- Ministère
des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique
- Ministère de
l’Education
- Ministère
des Industries, du Commerce et des Transports
- Ministère de
la Sécurité et de la Protection Civile
- Ministère de
l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales
- Ministère du
Développement Rural
- Ministère de
la Jeunesse et des Sports
- Ministère du
Développement Social, des Personnes Agées et de l’Economie Solidaire
- Ministère de
la Santé
Le
personnel du bureau ONUSIDA/MALI :
Dr Jean-Louis LEDECQ, Conseiller
Programme Pays (depuis le 28 juin 2000)
Rue 250, Porte 462, Quartier Hippodrome
Ligne Directe: (223) 223 82 79
Fax: (223) 223 82 94
Mobile: (223) 674 27 76
Domicile: (223) 221 44 91
Mme DOUMBIA Lalla CISSE, Assistante (depuis le 1er mars 2001)
Rue 312, Porte 9, Quartier Hippodrome
Tel/Fax: (223) 223 82 94
Mobile : (223) 673 01 09
M. Bruno Michel DEMBELE, Chauffeur (depuis le 1er avril 2001)
Rue 402, Porte 605, Quartier Niaréla
Domicile : (223) 221 53 87
M. Sékou SOUMANO, Personnel d'Entretien (depuis le 11 juin 2002)
Rue 494, Porte 606, Quartier Dar-Salam
Domicile : (223) 223 84 44
Mobile : (223) 672 47 83
Mme Elisabetta PEGURRI, expert associé, (depuis le
21 octobre 2002)
Tel/Fax: (223) 223 82 94
Haut
de page |
Annexe 1 : Informations générales sur l'épidémie du
VIH/SIDA au Mali
Informations socio-économiques liées aux IST/VIH/SIDA
mali
Population totale : 10.400.000 (2001)
Densité de population : 8,39 habitants/Km2
Taux d’accroissement moyen : 3,% (2001)
Indice synthétique de fécondité : 6,7 (2001)
Age moyen du premier rapport sexuel : 15,8 ans (1997)
Taux de mortalité infantile : 111% (2001)
Taux brut de scolarisation : 58% (2000)
Espérance de vie : 58 ans (2001)
GDP/per capita : US$ 268 (2001)
Indicateur de développement humain: 0,378 (1999)
Population rurale : 73,16% (2000)
Source :
Bilan
Commun de Pays, Mali 2001.
Informations spécifiques IST/HIV/SIDA
|
Données
/groupes |
Date |
Résultats |
|
Taux de
séroprévalence général :
Sites
sentinelles
Donneurs de
sang
Taux de
séro-prévalence dans la population en général
Estimation du
nombre de PvVIH
|
1994
1999
2001
2001
|
3,4%
2,8%
1,7%
107.000
|
|
Taux parmi les
groupes vulnérables :
Taux des IST (6
sites)
Professionnels
du sexe (300 personnes)
Camionneurs et
apprentis
Vendeuses
ambulantes
Aide-ménagères
|
2000
2000
2000
2000
2000
|
entre 4,4 et
8,5%
29,7%
4,1 à 5,7%
6,7%
1,7%
|
|
Taux
d’utilisation de préservatifs :
Routiers
Femmes libres
Vendeuses
ambulantes
|
2000
2000
2000
|
65%
83%
32%
|
Note en ce qui
concerne les programmes IEC (Information, Education,
Communication)
Une enquête CAP auprès de jeunes en 2001 révèle que
94% sont informés du risque de contracter le SIDA par voie sexuelle.
La source d’information est pour 76% la radio et pour 37% la TV.
La
différence entre le VIH et le SIDA n’est connu que par 21% des jeunes.
Mais 31% des jeunes pensent qu’ils courent peu de risques de contacter
le VIH en n’utilisant pas le condom soit par confiance au partenaire,
soit du fait qu’ils n’ont qu’un seul partenaire.
Organisation de la réponse nationale au VIH/SIDA
Le
système de santé a défini ses orientations essentielles dans le Plan
décennal de Développement Sanitaire et Social (PDSS) 1998-2007 dont le
Programme de Développement Sanitaire et Social (PRODESS) 1998-2002 en
constitue un outil décentralisé de mise en oeuvre. Il constitue un
cadre de référence pour le Plan Stratégique National de Lutte contre
le SIDA (2001-2005), approuvé par le Conseil des Ministres Spécial
« SIDA » du 1er décembre 2000.
Au niveau des mécanismes de coordination
Un Programme National de Lutte contre le SIDA (PNLS) est fonctionnel
depuis 1987. Ce PNLS, dont le Bureau de Coordination est localisé au
sein de la Direction Nationale de la Santé, a produit un premier Plan
à Court Terme 1987-1988, suivi de deux Plans à Moyen Terme (1989-1993
et 1994-1998). Ils ont permis une politique de sécurisation de la
transfusion sanguine, l’amorce de dépistage anonyme et volontaire, des
programmes d’IEC adressés à la population en général et de quelques
groupes à risque dont les professionnelles du sexe, la lutte contre
les IST (un plan stratégique a été établi) et la prise en compte du
problème des impacts sur les PvVIH. Au niveau de la surveillance
épidémiologique, une enquête nationale de séroprévalence a été menée
en 1992-1993, les sites sentinelles ont fonctionné sur 5 sites
jusqu’en 1996. La notification des cas était assumée par la direction
de l’épidémiologie.
En 1999, un processus de planification
stratégique, à l’instar d’autres pays, a démarré. Ce processus a
permis d’impliquer tous les secteurs de développement, toutes les
composantes de la société, en particulier la société civile, dont
l’association des PvVIH et les partenaires au développement, dont le
Groupe Thématique ONUSIDA. Ce processus, tournant dans la
structuration de la riposte au Mali, a abouti à un « Plan National
Stratégique de Lutte contre le SIDA » (PSN) approuvé par un Conseil
des Ministres du 1er décembre 2000. A cette occasion, le Chef de l’Etat,
en 2001, a donné au Gouvernement des orientations claires en 11
points, évalués tous les 6 mois.
Les structures de gestion du PNLS,
décrites dans le PSN, sont révisées et approuvées au Conseil des
Ministres du 14 novembre 2001. Les principales caractéristiques de ces
structures révisées sont les suivantes :
-
Création d’un
Haut Conseil National de Lutte contre le VIH/SIDA, présidé par le
Chef de l’Etat, ayant pour fonction de mobiliser toutes les
composantes de la société et de développer la multisectorialité. Le
Bureau de Coordination est rattaché au cabinet du Ministre de la
Santé, afin de faciliter l’accès aux autres secteurs de
développement. Il sera renforcé en ressources humaines (26 personnes
qualifiées au lieu de 12 actuellement ), matérielles et financières.
-
Une relance des 7
Commissions Thématiques Spécialisées (plaidoyer/ mobilisation
sociale/communication, prise en charge médicale/conseil et TME, IST,
sécurité transfusionnelle et en milieu de soins, surveillance
épidémiologique/laboratoire, éthique et droit et impacts
socio-économiques/milieu de travail/soutien aux PVVIH), qui ont
fonction de définir des politiques/normes et standards.
-
Une relance des
comités nationaux, régionaux et locaux de lutte contre le VIH/SIDA.
Au niveau de la
planification/programmation
Les principaux axes stratégiques du PSN 2001-2005 :
-
Décentralisation
des structures et organes de gestion du PNLS;
-
Développement du
partenariat à tous les niveaux, en particulier au niveau des
collectivités locales;
-
Elargissement de
la réponse nationale et locale (mobilisation sociale) aux autres
secteurs autres que celui de la Santé (approche multisectorielle
intégrée);
-
Amélioration du
système d’information sur l’épidémie IST/VIH/SIDA et sur les
déterminants;
-
Poursuite de
stratégies qui ont fait leur preuve (amélioration du bien-être des
PvVIH, promotion du VCT, marketing social des préservatifs
intensifiés…).
Leadership politique
Une volonté politique forte et affichée par le Chef de l’Etat est à
souligner. Mme la Ministre rend compte tous les semestres en Conseil
des Ministres sur la situation de la riposte nationale.
Un réseau de
parlementaires membres du Réseau des Parlementaires Sahéliens en
Population et celui des Femmes Ministres et Parlementaires, est actif.
Son Coordinateur participe de temps en temps aux conseils de cabinet
élargi du Ministre de la Santé, à chaque fois que la thématique VIH/SIDA
est inscrite à l’ordre du jour. Le CPP est également systématiquement
invité à ce conseil.
Leadership et mobilisation communautaire
Une réforme du système de santé a donné naissance a
plus de 400 Associations Communautaires, expression forte de la
politique de décentralisation et de responsabilisation des
populations. Au Mali, la Réponse Locale à l’épidémie se construit sur
l’expertise et le savoir-faire de la Société Civile dans ce domaine
(voir encadré ci dessous).
Les médias ont largement
contribué à la dissémination de l’information et de communication de
proximité (stratégie de pairs éducateurs, club anti-sida dans le monde
scolaire et universitaire et plus de 800 associations de jeunes)
surtout dans le monde de la jeunesse.
Les Associations des Femmes sont
actives sous le leadership de la première Dame, présidente d’une ONG
très active dans le domaine du SIDA (Fondation Partage).
Plusieurs Imams/Ulémas ont été
sensibilisés et formés pour une sensibilisation des fidèles pendant
les prêches dans les mosquées. Ils se sont engagés formellement en
avril 2002 dans la lutte contre le VIH/SIDA. Les organisations
confessionnelles chrétiennes sont généralement engagées dans le
soutien aux PvVIH.
|
Note sur “
l’Initiative un Cercle, une ONG”, Réponse Locale au VIH/SIDA au
Mali
La vision
stratégique de la Réponse Locale est celle d’une nation compétente
face au VIH/SIDA dans laquelle tous les individus, leurs familles
et leurs communautés acceptent le fait que le VIH/SIDA affecte
leur vie et leur travail.
Passant du
statut de « bénéficiaires » de conseils et de services,
d’informations et d’éducation, à celui « d’acteurs » compétents,
ils prennent en compte dans la gestion de leur quotidien le VIH/SIDA
en évaluant correctement leur propre vulnérabilité et en agissant
efficacement sur les facteurs de risque.
Cette Réponse
Locale permettra de forger au niveau « local » une mise en commun
des énergies, des moyens et des expériences pour enrayer le fléau.
C’est dans la mesure où les individus, leurs familles et leurs
communautés s’approprient le problème qu’elles rechercheront des
solutions et mobiliseront les efforts nécessaires à la mise en
œuvre. Ce type de Réponse met ainsi l'accent sur :
-
Une prise de
conscience qui induira une demande de services conformes non
seulement aux attentes mais aussi à l’analyse de la situation
qu’elles feront avec l’aide d’un organisme facilitateur ;
-
Un
développement de leur capacité d'agir et de réagir.
Le Gouvernement du
Mali a opté pour le développement d’une telle
Réponse, voulue comme la colonne vertébrale de la mise en œuvre du
Plan Stratégique National, en prenant une Initiative, dénommée
« Un Cercle, une ONG ». Cette initiative se caractérise par une
contractualisation avec un certain nombre d’ONG, sélectionnées
selon des critères clairement établis, afin qu’elles conduisent et
facilitent en partenariat la mise en œuvre de cette Réponse
Locale, à l’échelle d’emblée nationale.
Quel est le
contenu de cette facilitation, dénommée au Mali « adjuvance »:
-
identifier
des partenaires locaux (associations, leaders, institutions et
tous les secteurs de développement);
-
les aider à
s’approprier des stratégies de la réponse au VIH/SIDA;
-
répertorier
leurs problèmes qu’ils seraient à même de résoudre;
-
créer un
cadre de concertation entre tous les acteurs de façon à couvrir
à terme tous les besoins identifiés et reconnus par la
communauté.
Ce processus,
tel que structuré dans l’Initiative, se décompose en trois
phases :
-
une première
phase d'approche :
-
prise de
connaissance du tissu social de la communauté, de ses diverses
composantes associatives et de ses leaderships ;
-
identification de la perception réelle du VIH/SIDA par les
communautés;
-
inventaire
des actions déjà réalisées et du capital qu'elles
représentent ;
-
réponse
aux questions suivantes: avec qui travailler? quelle(s)
porte(s) d'entrée?
-
une deuxième
phase de dialogue :
-
capter la
confiance et engager un dialogue avec les partenaires choisis;
-
aider les
populations à faire le lien entre leurs préoccupations
quotidiennes et la problématique du VIH/SIDA ;
-
utiliser
un outil de « cartographie de la vulnérabilité » ;
-
explorer
avec elles la mesure dans laquelle certaines actions
individuelles et normes sociales peuvent contribuer à la
résolution des problèmes ;
-
inventorier avec elles les ressources qui peuvent être
mobilisées dans la lutte contre le SIDA.
-
fournir
un apport d'informations et de méthode aux processus de
décision
-
une
troisième phase dite passage à l'action :
-
accompagner les actions résultantes, en conseillant les
communautés et en facilitant la mobilisation des ressources ;
-
renforcer
continuellement leur capacité à prendre en charge leurs
problèmes, notamment par l'apprentissage ;
-
assurer la
concertation avec l’ensemble des partenaires et secteurs
impliqués.
Les options
stratégiques de l’Initiative sont :
Etat actuel
du
développement de l’Initiative :
-
Le lancement
par Mme la Ministre de la Santé a été fait en janvier 2001;
-
Dans le
courant de l’année, les plans proposés par les organismes
contractés ont été validés au niveau décentralisé avec la
participation des autorités administratives et techniques
(négociation au niveau communautaire) et couvrent pour l’année
2002 tous les Cercles et un peu moins de 20% des Communes ;
-
Les Plans
Sectoriels des 11 départements impliqués sont établis et en
cours d’harmonisation. Le problème de leur financement reste à
résoudre ;
-
L’établissement des contrats et la mise à disposition des
ressources financières sont en cours (contributeurs actuels :
l’Etat, l’IDA, l’ONUSIDA et la coopération des Pays Bas). Les
actions ont débutées en mars 2002 ;
-
Le
développement de compétences, appuyé par l’UNICEF, est planifié
pour la fin 2002 ;
-
Un appui
financier a été introduit dans la proposition malienne au Fonds
Mondial SIDA/Malaria et Tuberculose, transmise le 10 mars 2002.
Certaines corrections sont à faire dans la proposition HIV/SIDA
avant le 27 septembre 2002.
Montant du
financement
pour la première année : US$2,700,000
Principale
leçon :
Nécessité de développer une stratégie de communication
dirigée vers tous les partenaires à toutes les étapes du
développement et du suivi de l’Initiative: les autorités
administratives, les prestataires des services publics, les ONG,
les différentes composantes des communautés et les partenaires au
développement (particulièrement les contributeurs au Programme
quinquennal de Développement Socio-Sanitaire).
Haut
de page |
ANNEXE
2 |