Programme Alimentaire Mondial (PAM)
 World Food Programme (WFP)

 

PAM / WFP

Le PAM dans le monde

Le PAM est, dans le Système des Nations Unies, l’organisme chargé de l’aide alimentaire. L’aide alimentaire est un des nombreux instruments qui peuvent contribuer à améliorer la sécurité alimentaire en vue d’éradiquer la faim et la pauvreté dans le monde.

Le PAM est présent actuellement dans 83 pays dans le monde et a pour mandat de :

    utiliser l’aide alimentaire à l’appui du développement économique et social; 

-     répondre aux besoins alimentaires d’urgence (réfugiés et autres) et fournir l’appui logistique connexe ;

-     promouvoir la sécurité alimentaire dans le monde conformément aux recommandations de l’ONU et de la FAO.

 Les politiques et stratégies de base qui régissent les activités du PAM consistent à fournir une aide alimentaire en fonction des objectifs suivants :

-     sauver des vies pendant des crises d’urgence, qu’il s’agisse ou non de réfugiés ;

-     améliorer la nutrition et les conditions de vie des populations les plus vulnérables pendant les périodes critiques de leur existence ;

-          contribuer à la création d’actifs et promouvoir l’autonomie des individus et des communautés pauvres, en particulier au moyen de programmes de travaux à fort coefficient de main-d’œuvre.

 

Le Programme Alimentaire Mondial au Mali :

L’accord de base entre le PAM et la République du Mali a été conclu le 13 avril 1968, bien que les premières interventions du PAM datent de 1964 (soutien à l’éducation et à la formation des adultes) et de 1967 (aide d’urgence). Cet accord prévoyait une assistance alimentaire pour des projets de développement économique et social ou pour fournir de l’aide alimentaire d’urgence si le Mali en exprimait le besoin.

 Dans le cadre de son mandat et de sa mission et conformément aux priorités du Gouvernement du Mali axées autour de la lutte contre la pauvreté, le PAM a commencé en 1999, un programme de pays de quatre ans (1999-2002) qui couvre les domaines prioritaires suivants :

  •  la sécurité alimentaire dans les régions les plus démunies du Mali, d’après les  indicateurs du DHD ;

  •  le développement rural dans les secteurs de la production agricole, l’environnement, les infrastructures rurales, l’assainissement et la formation;

  •  la santé nutrition par l’amélioration de la santé maternelle et infantile ;

  •  l’éducation de base à travers une assistance alimentaire aux jeunes enfants dans les écoles primaires.

Les zones d’intervention du PAM sont les régions de Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal.

Un second programme de pays  (2003 – 2007) avec l’objectif principal de mettre les ménages pauvres qui ont faim (et spécialement les femmes et les enfants) mieux à même de prendre en main leur propre développement et de résister aux sécheresses et aux autres catastrophes naturelles a été approuvé le 23 octobre 2002, par le conseil d’administration du PAM . Ce Programme de Pays (PP)  reflète les priorités du PAM et du Gouvernement.  Les régions d’intervention sont Mopti, Tombouctou, Gao et Kidal ainsi que les parties Nord des régions de Koulikoro et Kayes.

En conformité avec la stratégie de développement arrêtée par le Gouvernement malien pour réduire la pauvreté, le PP contribuera aussi à la réalisation de trois des principaux résultats attendus du Plan cadre des Nations Unies pour l'aide au développement: l'amélioration de la capacité d'apprendre des élèves du cycle primaire; l'amélioration de la santé et de l’état nutritionnel des enfants de moins de 5 ans; un accès amélioré de tous à la sécurité alimentaire.

Le PP s’attachera à ces priorités par le biais de trois activités fondamentales. Celles-ci porteront essentiellement sur l’augmentation de l’accès à l’éducation de base, notamment pour les filles et les orphelins, l’amélioration de l’état nutritionnel et sanitaire des enfants mal nourris de 6 mois à 5 ans et des femmes enceintes et allaitantes et l’atteinte de moyens de subsistance durables et d’une moindre vulnérabilité aux catastrophes et à l’insécurité alimentaire.

 - L’Appui à l’éducation de base concernera l'alimentation dans les écoles primaires des régions d’intervention, en s'attachant tout particulièrement à renforcer l'aide pour l'éducation des filles. En moyenne, 78 220 enfants par an bénéficieront d’un repas par jour et 10 000 de deux repas par jour en zone nomade, pour un total de 89 480 bénéficiaires (y compris des rations pour 1 260 cuisinières). Une ration à emporter sera distribuée aux filles qui assistent à au moins 80 pour cent des cours. Cette activité nécessitera 29 485 tonnes de denrées. Les coûts opérationnels directs sont estimés à  17.3 millions de dollars. La contribution du Gouvernement à cette activité est estimée à  1 million de dollar. 

- L’Appui à l’alimentation complémentaire et appui aux services communautaires de santé appuiera la politique de santé du gouvernement pour permettre aux femmes enceintes, allaitantes et aux jeunes enfants de satisfaire leurs besoins nutritionnels et sanitaires spécifiques. Au total, 23 000 enfants de 6 mois à 5 ans bénéficieront d’une farine enrichie. Environ, 10 000 femmes enceintes et mères allaitant auront accès à une ration dans les centres spécialisés. Cette activité nécessitera 3 000 tonnes de farine complémentaire produite localement pour des coûts opérationnels directs estimés à 2.1 millions de dollars. La contribution du Gouvernement à cette activité est estimée à 700.000 dollars.

- L’Appui au programme de création des actifs productifs et de prévention et atténuation des catastrophes a pour but de permettre aux communautés des régions où l'insécurité alimentaire est chronique de créer des avoirs durables qui diminueront leur vulnérabilité aux catastrophes et en aidant le Gouvernement à prévenir les crises alimentaires et en atténuer les effets. Les deux volets de l’activité profiteront par an à environ 139 000 personnes (ration familiale) dans le cadre de l’appui en vivre contre travail et 74 000 personnes (ration individuelle) pour l’ appui au Programme de restructuration du marché céréalier (PRMC). Les femmes bénéficieront d'au moins 30 pour cent des actifs créés, notamment des petits périmètres irrigués, des pépinières et du bois de chauffe produit sur les parcelles boisées communautaires. Cette activité nécessitera 31 337 tonnes de denrées alimentaires, pour des coûts opérationnels directs estimés à 11.4 millions de dollars. La contribution du Gouvernement à cette activité est estimée à 7 millions de dollars.  

 Au total, l’aide du PAM visera environ  335 000 bénéficiaires en moyenne par an. Pour le programme de pays proposé pour le Mali et dans la limite des ressources disponibles, l’allocation de 30.8 millions de  dollars, couvrant la totalité des coûts opérationnels directs de base.

La représentation du PAM au Mali :

La Direction du PAM est à Bamako, avec un Bureau de Coordination à Mopti et quatre Sous-Bureau à Kidal, Tombouctou, Gao et Sévaré ;

Personnel : 57 fonctionnaires repartis entre Bamako, Mopti Gao Tombouctou et Kidal

Dont : 23% de femmes et 66% sur le terrain

Expatriés : 6 ( fonctionnaires internationaux)

Nationaux : 5

Le Représentant du PAM au Mali est M. Gilbert Cina.

Coordonnées du PAM-Mali : 

M. Pablo RECALDE, Représentant
Avenue de l’OUA, Badalabougou Est, BP 120,  Bamako, Mali
Tél. : (223) 222.20.45
Fax : (223) 222 68 65
Email :
wfp.bamako@wfp.org
Web siège : www.wfp.org

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